• Lettres de Charles Quint - 1532 - Détail

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  • Lettres de noblesse délivrées par l’Empereur Charles Quint, 1532.<o:p></o:p>

    Arles, médiathèque municipale, ms.  2310.

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    Exemple de charte ornée – lettres de noblesse doublées d’une concession d’armoiries – où l’insertion du dessin vient compléter la description donnée dans le texte de l’acte : le dessin n’y est plus simple ornementation mais partie intégrante du processus de description / disposition de l’acte.

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    Oudard Gudin, garde de la prévôté de Pierrefonds (Oise), notifie un accord passé entre Charles, Comte de Valois et frère de Philippe le Bel, et la communauté villageoise de d’Haramont, septembre 1309.

    Initiale A, figure d’homme encapuchonné.<o:p></o:p>

    Paris, Arch. Nat., J 163 A, n° 35.<o:p></o:p>

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    Les autorité locales du comté de Valois – gardes de prévôté par exemple –  n’ont pas été avares d’images comme le montre cet acte. Leurs scribes allient l’art du trait géométrique et du remplissage des armatures des lettrines à celui du portrait caricatural. Emergeant d’une lettre A très soignée, le visage d’un homme portant son capuchon et la main levée est-il là pour symboliser les paysans de la communauté avec laquelle le comte vient de passer un accord ? Le scribe de la prévôté de Pierrefonds qui a rédigé la charte a-t-il reçu des consignes strictes, ou a-t-il suivi la mode décorative dans laquelle il baigne jour après jour ?

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  • Louis, Duc d’Orléans, règle les conditions du mariage de son fils, Charles d’Angoulême, avec la fille de Charles VI, Isabelle, 5 juin 1404 : exemplaire scellé, initiale L fleurdelisée.<o:p></o:p>

    Paris, Arch. nat., J 359, n° 26.<o:p></o:p>

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    Il s’agit d’un témoignage rarissime de la préparation de l’une de ses chartes. Le 5 juin 1404, Louis scelle un très beau texte relatif au mariage de son fils, Charles d’Angoulême, avec sa nièce Isabelle, veuve de Richard d’Angleterre. Il est alors le dernier rempart de la Couronne, après la mort du duc de Bourgogne en avril et une nouvelle crise de folie de Charles VI entre février et mai. La majestueuse initiale fleurdelisée sur fond noir capte tous les regards au coin de la charte de ce fils et frère de roi. Mais un autre exemplaire du document (photo n° 3), qui n’a jamais été scellé, montre une initiale toute différente, ornée de motifs géométriques très simples. L’adoption du L fleurdelisé n’allait donc pas de soi. Une nécessité impérieuse avait poussé à réécrire le texte : la proclamation de l’appartenance au sang royal se justifiait par une conjoncture défavorable et par l’alliance illustre qui se préparait.

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